29 novembre 2007

A la longue... VS Tu m'donnes le mal.

Mais qu'est c'que t'as à te frapper la tête contre les murs, et à crier comme ça, comme si t'accouchais d'un monstre ? T'es pas bien de t'attacher à des gens qu'tu connais même pas et à accepter de souffrir dans ton ventre, de le sentir se resserrer jusqu'à étouffer des larmes au bord des yeux parce qu'ils t'ont pas répondu comme tu voulais ? T'es complètement folle, ma fille ! Complètement FOLLE !
Aaaaaaaaah.
Ta gueule papa, ta gueule. Toutes les histoires s'emmêlent.
Il avait raison. Une baffe dans ta gueule. Je craque. Dans la rue j'marche et j'me dis que j'préfèrerais mourir, mourir plutôt que de passer ma vie à m'attacher à en crever, puis à me focaliser sur quelqu'un d'autre et recommencer. Mourir parce que j'me sens nulle, j'me sens laide et inutile et haïe, je vis que pour un petit mot de reconnaissance d'un presque plus inconnu qui m'a tapé dans l'oeil. Non même pas dans l'oeil ! C'est une question de feeling. Un truc du même genre que le coup de foudre, non ? J'sais pas. C'est même pas de l'amour, c'est juste un désir transcendant d'être aimée, d'être vue. Un truc qui te retourne le ventre et t'fais plâner, mais qui stresse aussi, à vouloir en vomir ou pisser tout l'temps. C'est un peu l'syndrôme de l'amour, en y pensant, d'accord, mais je sais qu'c'est pas ça, parce que c'est censé passer. Et quand ça passe pas vite ça s'voit que j'suis paumée et lui, il pleure dans mes bras, et moi je pleure toute la journée, et on arrête jamais de pleurer et j'ai mal dans mon coeur et j'avais dit plus jamais ça, PLUS JAMAIS.
Tout ça c'est parc'que j'suis tombée amoureuse d'un mec qui ressemblait pas du tout à mes fantasmes. Moi j'rêvais de dreads ou de crâne rasé, de punk ou de hippie, d'un truc typé et complètement fou, et j'tombe sur un p'tit mec normal sans grande folie à part être lui-même, c'qu'est déjà beaucoup. Mais j'ai continué parce que j'l'aimais, seulement quand j'rencontre des gens qui vibrent, de l'extérieur, de l'intérieur, des mots, ça fait écho en moi et j'ai envie de m'enfuir en hurlant de cette relation et de courir à l'aventure, partout, de trouver cette autre liberté de non attache, de refaire le monde en pleurant, j'ai envie de toutes ces vies dont j'ai fermé les portes en ouvrant celle de mon coeur.
Suffit qu'j'attende que ça passe, et mes regrets avec, pour de nouveau profiter pleinement. Mais j'ai si peur de moi, et donc de l'avenir, parce que ça r'commence toujours, à chaque fois je crois que c'était fini, à chaque fois non. En fait, il aurait jamais du s'éprendre de moi à c'point-là. J'aurais pu l'quitter en l'aimant, parce que j'ai ça dans l'sang, l'instabilité et les conneries, mais j'peux pas le quitter si lui m'aime en plus. Non j'pourrai jamais le voir pleurer une deuxième fois. J'me serais pendue les jours qu'ont suivi ce moment, tellement ça a été violent, tellement j'm'en suis voulue.
J'suis paumée. Une dingue, et une paumée.

Posté par Delirihomme à 00:08 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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