29 novembre 2007

Tu lis sans fin des magasines où y a d'la joie

Y a des fois où je n'sais regarder que toi. Mais là, c'est pas ça, là, mon coeur, mon corps bondissent de désir pour n'importe quel mec dans l'métro ou dans la rue. Non pas n'importe lequel. Les mecs qui m'font dire, c'est drôle, j'aime pourtant des looks assez précis de mecs, et j'suis jamais sortie avec quelqu'un comme ça. Y a eu le plus tout jeune (l'aime pas qu'on l'traite de vieux), pas très grand, assez carré, cheveux à ras et barbe, look normal, y a aussi eu un grand échevelé, tout en féminité, s'habillait même chez Jennyfer, sentimentale et à la voix douce, y en a eu quelques uns des banals, des p'tits mecs normaux, et puis y a eu toi, costard cravate, du moins toujours chemise, accent du sud et manières un peu, parfois. T'es c'lui qu'est le moins éloigné de c'que j'aime, mais pourtant, rien à voir quand même. Moi j'ai toujours rêvé de dreads et de piercings, de crânes rasés et de looks punks, de looks et de regards qui respirent la folie et l'envie, j'ai toujours fantasmé sur les paumés, à m'en désespérer. J'ai fini par me résigner, m'dire que j'étais équilibrée, qu'ça collerait pas, et maintenant que j't'ai, que t'es mon équilibre, j'réalise que j'veux toujours balancer d'un côté ou de l'autre, que j'veux les extrêmes, que j'me sens pas bien, et qu'en même temps j'sais pas si j'me sentirais bien sans toi. J'crois pas. Mais ce soir j'me sens vide, j'pense à toi mais pas seulement, et ça m'tue. J'ai eu envie de me coller dans les bras de tellement de gens aujourd'hui. J'aurais parlé au mec au crâne rasé et pantalon mili, juste d'vant moi, si j'étais pas timide. J'me suis imaginée baiser avec lui dans les toilettes de la gare, en coup d'vent. Par besoin. Et j'me suis répétée tout haut moi aussi j'ai un démon, un démon. J'en tremblais et j'aurais bien chialé. J'ai eu Tu m'donnes le mal dans la tête toute la journée, aussi. Mon esprit arrive mieux à s'concentrer sur c'que j'ressens pour toi qu'hier ou avant hier, mais j'suis toujours paumée, il vagabonde toujours ailleurs, il fait aimant avec une fenêtre msn, mais j'retiens mes doigts d'cliquer, faut pas, faut pas. J'sais pas si j'survivrai toute la soirée. Tu m'donnes le mal. J'sais même pas à qui ça peut bien s'adresser, ça.
J'ai l'corps qui bout, faudra bien qu'ça cesse un jour. Toi aussi t'as la folie et on s'marre bien ensemble, on vit bien, mais y manque un putain de truc. J'l'ai déjà dit tant d'fois, j'suis pas faite pour m'engager, pour la fidelité, mais tu m'crois pas, on r'commence à chaque fois, à chaque fois j'ai envie d'y croire et ça s'passe bien, à chaque fois ça r'commence. Dommage que j'crois pas en dieu, j'aurais pu trouver un coupable, l'agonir pour m'avoir faite comme ça. Putain. On est c'qu'on veut être, mon cul. J'ai l'démon j'te dis.

Posté par Delirihomme à 21:33 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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