01 décembre 2007

Cold winter

J'ai toujours peur de l'hiver parc'que c'est là qu'j'suis la moins vivante, ma sensibilité est au summum et les crises surviennent plus violentes encore qu'd'habitude. Tu m'diras, on f'ra pas plus violent que fin août. Enfin j'espère pas. Sinon ça s'ra la cassure assurée. J'aime pas l'hiver parc'que le doute s'installe avec l'engourdissement, et j'sais qu'ça passe, d'ailleurs c'est passé, mais ça m'fait mal au ventre, ça m'donne envie de pisser, ça m'vrille la tête et m'empêche de m'concentrer. C'est horrible. Horrible.
J'espère juste qu'ça reviendra pas avec les conversations d'l'autre. J'pourrai pas m'empêcher d'lui parler, y a tellement d'choses qui m'semblent identiques, non j'pourrais pas. Mais j'sais aussi qu'ça aurait pas pu coller de toute manière, m'faut bien quelqu'un de stable pour équilibrer tout ça, sinon ça pèterait tout l'temps. Ou devrais-je dire encore plus souvent. J'fais toujours la connerie d'confondre l'obsession avec l'amour, quand c'est un homme. Faut dire, pour d'autres gens qui visiteraient ma tête, y aurait pas photos, ils croiraient direct que c'est ça. Mais comme j'me connais, les nuances sont multiples. J'dois rester calme. D'ailleurs l'autre j'suis sûre que j'le harcèle. Enfin on dirait. J'sais plus. On verra bien, mais s'il pouvait être un ami, ça m'plairait, un super bon ami, à qui on dit tout sans même s'en rendre compte. Sans comprendre pourquoi.
Vraiment, m'éloigner d'ma chambre et d'ma solitude devant mon ordi, ça m'fait toujours du bien. Puis hier comme par hasard il se sentait vide et triste, moi qui m'disais qu'si j'avais pas d'nouvelles depuis la veille, c'est p't'être qu'il avait grillé quelque chose, que j'étais ailleurs, que j'doutais. Alors ça renforce l'amour la solitude de l'autre. J'voudrais jamais faire de mal à une mouche. S'éloigner du rapport trop proche et trop lointain d'msn et des mots à l'écrit, un paradoxe si grand qu'il donne des envies de coucher, d'aimer, n'importe qui, tout l'monde. J'dis pas que l'autre est n'importe qui, j'sais faire la différence, mais quand j'l'ai vu ça m'a pas fait ça. J'amplifie tout dans le vide de mes mots, des mots des autres qui s'entrechoquent aux miens.
Mais j'vais m'tenir mieux, tout ira bien, j'ai d'la volonté et je sais maintenant ce que j'ai choisi. L'évidence que j'suis bien avec B.

Posté par Delirihomme à 16:08 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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